L'IA va-t-elle remplacer les psys ?

ia-remplacer-psy

Que se passe-t-il quand une relation sans altérité réelle rencontre une structure psychique fragile ?

Voici mon humble avis après lecture de cet article de Psychomédia !

 

La tentation peut être réelle de s’adresser à une IA… Elle est disponible en permanence, elle est bienveillante et possède une expertise technique indéniable (psychopathologie, courants psychothérapeutiques, outils…)

Il faut avouer que c’est bluffant ! Je suis moi-même « scotchée » lorsque je la consulte !

 

Seulement voilà, les chatbots conversationnels comportent de nombreux biais.

 

Ils sont conçus pour :
·     maintenir l’échange,
·     être coopératifs,
·     valider l’expérience subjective de l’utilisateur,
·     éviter la confrontation directe.

 

En outre, l’IA:
·     n’a pas d’awareness, pas de position subjective,
·     n’introduit pas de frustration réelle,
·     ne pose pas de limites relationnelles incarnées,
·     ne régule pas affectivement par sa présence humaine.

 

Or, en thérapie (et particulièrement en Gestalt thérapie), c’est précisément la réalité de l’autre qui va être structurante.

 

Un thérapeute humain :
·     résiste,
·     interprète,
·     se différencie,
·     introduit du réel relationnel.

 

Une IA tend à s’ajuster.

 

Le risque de renforcer un système de croyances déjà fragilisé est réel en l’absence de contradiction suffisante.

 

Ceci est vrai en particulier chez certaines personnes souffrant de :
·     psychose,
·     trouble bipolaire en phase maniaque,
·     vulnérabilité délirante,

 

Néanmoins, il faut bien admettre que l’IA peut être aidante (psychoéducation, lutte contre la solitude, clarification…) .

 

Elle est et doit rester un outil parmi tant d’autres : utile mais certainement pas suffisante.

 

Source: https://www.psychomedia.qc.ca/psychologie/2026-02-26/chatbots-ia-sante-mentale-psychose-manie

Vous avez envie d'une vraie rencontre ?

N’éhésitez pas à me contacter pour toute information.

Anne RYSENAER