La souffrance psychique touche une part importante de la population française. Pourtant, malgré une prise de conscience collective, beaucoup de personnes hésitent encore à demander de l’aide. Quatre chiffres pour mesurer l’ampleur du phénomène et rappeler l’importance de prendre soin de sa santé mentale.
15,6 % des adultes de 18 à 79 ans ont vécu un épisode dépressif caractérisé en France en 2024, soit près d’une personne sur six.
44 % des personnes ayant vécu un épisode dépressif caractérisé n’ont bénéficié d’aucune prise en charge pour celui-ci.
65 % des Français estiment que parler de santé mentale reste un sujet tabou.
1,8 million de personnes auraient bénéficié du dispositif Mon soutien psy depuis sa création en 2022, selon le bilan gouvernemental d’octobre 2026.
Ces chiffres interpellent. Ils témoignent à la fois de l’ampleur de la souffrance psychique et des difficultés qui persistent pour la reconnaître et solliciter un accompagnement.
Car on peut aller mal sans que cela se voie. Continuer à travailler, à s’occuper de ses proches, à sourire, à assumer ses responsabilités… tout en éprouvant une profonde solitude, de l’anxiété, un épuisement émotionnel ou un sentiment de mal-être persistant.
Certaines personnes ont appris très tôt à tenir bon, à s’adapter, à ne pas déranger ou à faire passer les besoins des autres avant les leurs. Demander de l’aide peut alors représenter une véritable difficulté.
Il n’est pas nécessaire de souffrir d’un trouble psychiatrique pour entreprendre une psychothérapie.
Une séparation, un deuil, des difficultés relationnelles récurrentes, une période de transition ou simplement le sentiment de ne plus trouver sa place peuvent amener à consulter.
Dans mon approche de la Gestalt-thérapie du lien, je m’intéresse particulièrement à la manière dont notre histoire et nos expériences relationnelles façonnent notre façon d’être au monde et avec les autres.
Le travail thérapeutique permet de mettre en lumière certains fonctionnements qui se répètent, de mieux comprendre ce qui nous fait souffrir et d’expérimenter progressivement d’autres manières d’être en relation.
Il ne s’agit pas uniquement de faire disparaître des symptômes, mais de rencontrer la personne dans toute sa singularité, au-delà des diagnostics et des difficultés qu’elle traverse.
La santé mentale est aujourd’hui reconnue comme un enjeu majeur de santé publique. Elle est d’ailleurs reconduite comme Grande cause nationale en 2026.
Mais au-delà des politiques publiques, prendre soin de sa santé mentale commence aussi par la possibilité de reconnaître ses difficultés, d’en parler et d’accepter de ne pas devoir tout affronter seul.
Consulter n’est ni un aveu de faiblesse ni un constat d’échec. C’est parfois le premier pas vers une autre manière de se comprendre, de se rencontrer et d’être en relation.
Santé publique France, Baromètre 2024 ; informations gouvernementales sur la santé mentale, 2025-2026 ; Assurance Maladie, dispositif Mon soutien psy. Le chiffre de 1,8 million est repris du bulletin gouvernemental communiqué en octobre 2026 et reste à confirmer par un bilan public détaillé.
Anne Rysenaer – Gestalt-thérapeute, titulaire du Certificat Européen de Psychothérapie (CEP)
J’accompagne les personnes qui traversent des difficultés émotionnelles, relationnelles ou existentielles, ainsi que celles qui vivent avec un trouble de la personnalité ou souhaitent mieux comprendre leur fonctionnement.
Je propose des accompagnements individuels et de couple, en présentiel au Havre et à distance.
N’hésitez pas à me contacter pour toute information.